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Née en 1967 à Paris, Laurence Leblanc suit très jeune des cours de dessin et
de peinture ainsi qu'une formation à la gravure aux Arts décoratifs du Louvre. Elle choisit la photographie et débute en 1993 par un travail sur le DAL (Droit au Logement) et une collaboration avec Jacques Higelin et Peter Gabriel.
Elle aborde ensuite le thème de l’enfance, avec des images floues et oniriques en noir et blanc, et une longue réflexion sur le temps et la mémoire. Ce travail se situe essentiellement dans des pays où la mémoire a été oubliée, volontairement effacée comme au Cambodge. Lauréate en 2000 de la "Villa Médicis hors-les-murs" pour son projet au Cambodge, elle reçoit plusieurs prix dont celui de de la Fondation HSBC pour la Photographie en 2003.
En 2006, elle conçoit le projet « Objets perdus » série qui s'inscrit dans son questionnement actuel :"Faut-il résister vainement ou s'adapter en ignorant le passé?". Ces objets « glanés au fil du temps sans esprit de collection » apparaissent comme une tentative de préserver une mémoire des fragilités humaines, de ce qu'il reste lorsqu'il y a disparition. Les images sont accompagnées d'une bande son qui répète inlassablement le titre donné. Entre effacement et mélancolie, elle se demande si elle ne s'attache à ces objets perdus ou s'en détache en les photographiant.
Représentée par la Galerie VU depuis 2001, Laurence Leblanc participe notamment aux expositions "Made in Paris" à la Photographer's Galerie à Londres, à Paris Photo et Dfoto en Espagne... En 2006, elle est sélectionnée pour la première édition du "Prix Photo du Jeu de Paume". Ses photos sont régulièrement acquises par des collectionneurs privés. |
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Born in Paris in 1967, Laurence Leblanc took courses at a very young age in design and in painting, as well as undergoing training in engraving at the "Ecole des Arts décoratifs du Louvre". She finally chose photography and made her debut in 1993, with a project on the DAL association ( Droit au Logement - The right to accommodation ) and a collaboration with the artist Peter Gabriel.
Then she broached the theme of childhood, using out-of-focus dreamlike images in black and white, and a long meditation on time and memory. Essentially, this work is set "in countries where memories have been forgotten, deliberately obliterated, as in Cambodia. How do all these children live with the terrible memories and traces of so many massacres?" She decided to confront the gestures of childhood, to use photography to understand and reconstruct the reality of these country where the incomprehension of the past, nigtmares and evidence of great horrors are omnipresent.
Laurence leblanc does not testify, she interprets. The gestures she portrays are sometimes joyful and the children's games in the pictures are full of tension and suffering. Her account creates a painful yet dreamlike world inhabited by tiny, innocent phantoms which seem to want to emerge and break free from a nigtmare.
Winner in 2000 of the "Villa Medicis Hors-les-Murs" prize for her project in Cambodia, she has received other several awards, including that of the foundation HSBC pour la photographie en 2003.
In 2006, she conceived the project "Objets perdus" ( Lost objects ), a series which forms part of her current line of questioning: "Should we resist in vain, or adapt our thinking, ignoring the past? " These objects "gathered as time goes by without any intention of putting together a collection" seem like an attempt to "conserve memories of human fragility, of what remains after everyhing has disappeared". The images are accompagnied by a soundtrack which keeps repeating the title over and over again. Between self-effacement and melancholy, she wonders if she is attached to these lost objects, or is detaching herself from them by photographing them.
Laurence Leblanc has, in particular, participated exhibitions such as Made in Paris at the Photographer's Galerie in london, Paris Photo and Dfoto in Spain...
In 2006, she was selected for the first edition of the Prix Photo du Jeu de Paume.
She has be represented by Christian Caujolle and the Gallery VU' since 2001. |
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Dossier de Presse (téléchargeable en PDF) |
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Simon Njami 2009
Un mystère à conserver
Les découvreurs voyageaient mal. Ils partaient avec une idée précise : découvrir. Et dès lors, avec un objectif aussi clairement défini, peu d’entre furent capables de voir vraiment. De s’ouvrir au monde nouveau qui se livrait à eux et qui leur réclamait d’inventer un nouveau langage. D’oublier leur grammaire ancienne et de déchiffrer, comme des élèves conscients de l’existence d’un insondable mystère, le vocabulaire de la terre qui les accueillait.
Ecrire sur la photographie est toujours un exercice étrange. Écrire sur le travail d’un photographe demande un peu plus d’ambition. Il n’existe, contrairement à ce que certains pourraient croire, aucune évidence dans l’interprétation des propositions qui nous sont faites. On ne peut pas se cantonner dans les remarques générales et convenues. Conventionnelles. Il s’agit de se laisser guider par les images plutôt que par un discours théorique. Ce que Patrick Modiano appelait la petite musique. D’aucuns, en ouvrant ce livre, penseront qu’il s’agit d’un livre sur l’Afrique. Une évocation personnelle de ce continent qui reste encore, pour de nombreux Européens, « le cœur des ténèbres ». Ceux-là feront erreur. À ceux-là, je conseillerais d’aller ouvrir un Atlas ou un quelconque précis de géographie. Laurence Leblanc ne s’intéresse ici, ni à la sociologie, ni à la géographie, mais aux êtres et aux choses. Comment faire autrement, que d’user de la modestie et de l’unicité d’un regard ? Comment faire autrement que de poser son objectif avec douceur et tendresse, comme une esquisse que l’on ne souhaiterait pas trop achevée ? Un mystère à conserver ? Une initiation ? Le paradoxe est que, à travers ces images qui n’ont aucune prétention; ou du moins pas celle, stupide, de nous révéler quoi que ce soit ; nous somme entraînés dans un voyage qui nous fait pénétrer dans la vérité des choses. Non pas une vérité construite et artificielle, mais une vérité totalement personnelle. Nous ne sommes pas dans le reportage objectif, mais dans une narration qui nous ramène au propos de Boris Vian : « Il y a seulement deux choses : c’est l’amour, de toutes les façons, et la musique de la Nouvelle-Orléans ou de Duke Ellington. Le reste devrait disparaître, car le reste est laid, et les quelques pages de démonstration qui suivent tirent toute leur force du fait que cette histoire est entièrement vraie, puisque je l’ai inventée d’un bout à l’autre ».
Vian parle d’écriture, mais, en le relisant, j’ai l’impression qu’il ne fait que nous éclairer sur toute photographie vraie. En acceptant la subjectivité de tout regard, on échappe à la prétention prométhéenne de restituer le réel. En cela, Laurence Leblanc ne triche pas en ce sens que dès le premier regard, sa photographie nous rappelle qu’elle entend échapper au réel. L’Afrique qu’elle nous montre, ces visages, ces paysages, ces corps et ces regards n’ont de l’Afrique que le nom. Et encore, ne le saurions-nous pas, pourrions-nous jurer que c’est bien de l’Afrique qu’il s’agit ? Et de quelle Afrique ? Celle qui se confond dans les confins de la Caraïbe et du Nouveau Monde ou celle, convenue, qui s’étale en dessous de la frontière sablonneuse du Sahara ? Il s’agit ici d’un voyage personnel et généreux. Ouvert, en ce sens qu’il ne nous impose pas une manière de voir, de penser, de nous projeter.
Bien sûr, ce sont les yeux de la photographe qui se sont arrêtés sur tel ou tel personnage, tel ou tel visage. Mais que savons-nous d’eux si ce n’est ce que notre mémoire nous en dit ? Une mémoire ahurie et infidèle, bien entendu. Une mémoire fantasque qui s’amuserait à jouer avec les évidences. A tout confondre et à partir dans une croisière imaginaire. Imaginaire. C’est la faculté d’imaginer. C’est-à-dire à mettre en images un monde irréel, intangible. Et soudain, son voyage se fait le mien. Son livre ouvert, comme en une histoire sans fin, m’ouvre d’autres livres, trouent des perspectives que seul, je n’aurais pas su inventer. L’œil de la photographe m’accompagne. Me fait signe lorsque je dois m’arrêter. Regarder de plus près. Puis s’éloigne. Me laisse seul face à moi-même, avec des interrogations auxquelles aucune sagesse ne saura répondre. Et puis revient. Pour me dire qu’il n’y a pas de réponse. Qu’il n’y a pas de réalité et que je suis bien libre de penser ce que je veux. Après tout, si les photographies sont les siennes, les images ne lui appartiennent pas. Elle les abandonne volontiers. L’on sent, à la manière dont son objectif se pose sur ses sujets qu’elle n’a pas l’intention de les capturer dans un fantasme qui serait sien, contradictoire avec leur véritable essence. Laurence Leblanc ne pose pas sur le monde un regard trop savant et possessif, mais un œil qui inclut la possibilité de l’erreur, c’est-à-dire, de l’humanité.
Alors autant que cette histoire devienne la mienne. Autant accepter le cadeau qu’elle me fait et me perdre dans mon invention à moi. Cette Afrique parcourue tant et tant de fois. Tellement vite. Trop peut-être. La tête encombrée par des images qui me suivent partout comme des fantômes. Ma grand-mère. Cette femme qui me tenait la main sur une autre photographie. Prise ailleurs, dans un autre temps. Voilà qu’elle revit. A des milliers de kilomètres de l’endroit où repose son corps. Avec elle, ce sont les vacances. Mon apprentissage d’un pays, d’un continent que je ne parviendrai jamais tout à fait à dire. Non loin, invisible, l’ombre de mon père. Mon grand-père, les maquis du pays bassa où les derniers nationalistes se faisaient tirer comme des lapins…
Mais je m’égare. Il suffit que mon œil erre sur une page, avec une telle insistance que je ne parviens à rien voir. Alors les images se substituent aux images. Et me voici reparti. Oserais-je parler d’universalité ? Ce mot galvaudé dont nous ne savons plus que faire ? Pourquoi pas. C’est quoi l’universalité, ai-je envie de dire, comme une Marguerite Yourcenar s’interrogeant sur l’éternité ? C’est précisément la faculté d’être un individu avec toute sa subjectivité. Et, à travers un regard précis, nous faire pénétrer dans un monde qui, croyions-nous, n’était pas le nôtre. |
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Benoît Rivero / Actes-Sud 2009
Lauréate du prix de la Fondation HSBC 2003, Laurence Leblanc poursuit dans une silencieuse solitude une œuvre qui s’installe durablement dans le champ de la création photographique contemporaine. Nourrie d’une connaissance du médium et de son histoire qu’elle ne cesse d’approfondir, la photographe veille attentivement à ne pas disperser sa curiosité ou ses centres d’intérêts en multipliant les clichés et les approches. Si elle publie, expose et diffuse régulièrement ses travaux, Laurence Leblanc, membre de la galerie et de l’agence VU’, fait du temps de l’observation et de la maturation un allié sûr.
Depuis ses premières recherches au Cambodge, pays et culture avec lesquels elle entretient une relation particulière et ancienne, jusqu’à ses travaux sur les « objets perdus », on trouve sous la plume des observateurs et critiques un florilège d’adjectifs qui tentent, sans y parvenir complètement, de définir son travail : effacement, impressionnisme, finesse, discrétion, mélancolie, vibration, onirisme… Si tous ces qualificatifs désignent à juste titre la subtile manière de Laurence Leblanc et le trouble que génèrent ses photographies, ils brouillent parfois le sens de sa démarche. Car Laurence Leblanc incarne un des rares exemples d’une photographie qui procède prioritairement de la retenue. Chez elle, l’acte photographique se construit par imprégnation progressive du sujet et de son environnement, et l’épreuve qui en résulte est à son tour le fruit d’une élaboration minutieusement construite. Extrêmement attentive à la violence du monde et au chaos des destins, elle dépouille son regard de toute curiosité documentaire, qu’elle sait traiter par d’autres, pour se concentrer sur ce qui ne se voit pas : le mutisme d’une douleur ancienne, la texture d’un regard absent. Evoquant certains de ses portraits le réalisateur Rithy Panh écrit : « Ses images ressemblent à des âmes… Le flou n’est pas flou, le grain n’est pas grain, la vie n’est pas exactement la vie, ce n’est pas la mort et j’aime qu’on m’emmène sur cette petite bande de territoire. » Canalisant le flux des émotions premières, ne cédant pas aux impératifs de l’hypervitesse, elle s’attache à photographier le « dépôt » qu’un événement, un paysage ou un visage ont laissé durablement en elle.
Seul l’air, titre inspiré par référence au fameux poème de Pablo Neruda, est une traversée intime de l’Afrique, notamment de la Somalie et du Congo, mais aussi de Cuba, du Brésil et de Madagascar. On y découvre, comme revisitées, certaines plaies du non développement et de l’indifférence – « Que peut faire un pays qui mange, se lave, aime dans ses poubelles ? » écrit-elle à propos de Freetown où elle accompagne les missions d’Action contre la faim – et aussi, par le truchement d’une maîtrise complexe de la lumière et de la couleur, des instants fugitifs, des portraits suggérés, qui déchirent les représentations conventionnelles des visages rencontrés et des lieux traversés. « En acceptant la subjectivité de tout regard, on échappe à la prétention prométhéenne de restituer le réel », note l’écrivain Simon Njami dans son introduction à l’ouvrage. Ni métaphore, ni abstraction, l’Afrique de Laurence Leblanc est une tentative aboutie de translation visuelle d’une perception qui toujours s’échappe mais pourtant persiste.
To live till death is not easy (Vivre jusqu’à la mort n’est pas facile) : cette phrase, saisie sur une toile de tente d’une banlieue de ville africaine, sert d’exergue à l’exposition qui accompagne la publication de l’ouvrage. |
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"Les Aventuriers de la culture"
Guide de la diversité culturelle 2008
C'est à travers l'exploration du monde de l'enfance que Laurence Leblanc poursuit une oeuvre étrange, profonde, exigeante, et complète au regard de son art, puisqu'elle met un soin tout particulier aux différentes étapes qui suivent la prise de vue. Dans ses photos au climat souvent onirique, parfois cauchemardesque, toujours traversées de beautés fulgurantes, d'éclairs de joie, de peur, de douleur, nous sommes aux origines du monde, celui que les enfants expérimentent, bâtissent , sentent entre 4 et 7 ans. Ni animal ni robot,cet enfant là construit et se construit, et cette initiation, tour à tour hésitante, audacieuse, cruelle, blessante et somptueuse, est à jamais déterminante pour l'avenir, de sorte que l'origine du monde est aussi son but, son projet, sa fin, ce que nous donnent à éprouver les photos de Laurence Leblanc, ce qui leur donne leur force énigmatique.Le travail de Laurence Leblanc sur ces images n'est jamais gratuit. Le flou des visages expriment sans aucune affectation la recherche d'identité de l'enfant; sa fusion dans l'environnement nous rappelle combien il est immergé dans le monde, sans solution de continuité; la forme de son corps, indistincte, témoigne de son renouvellement perpétuel, et l'intensité de l'intensité de la phot exprime l'engagement total de l'enfant dans l'instant présent, sans passé, sans avenir. Et comme l'enfant connaît et se connaît d'abord par les sens, la photographie de Laurence Leblanc baigne de sensualités diverses et prenantes. En quelque sorte l'effet général est de briser nos habitudes de voir, et de retrouver dans une familiarité étrange des visions non apprises, celles même de notre enfance. En somme, chaque photo est une singularité. Tout cela ne serait peut-être qu'exercice de style s'il n'y avait la conviction de l'artiste que l'enfant prépare l'adulte, et que les conditions de cette préparation sont parfois terribles. Ainsi du travail de Laurence Leblanc au Cambodge. Chaque image pose cette question brûlante: Comment l'enfant peut-il trouver son identité dans un monde où l'horreur extrême à peine passée le confronte à la perte et au vide? |
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Christian Caujolle 2007
Ce sont des impressions, mais ce n’est pas impressionniste. Ce sont des souvenirs d’émotions, mais ce n’est jamais ni complaisant, ni nostalgique, ni démonstratif. En noir et blanc puis en couleurs, Laurence Leblanc continue à inscrire sur la pellicule des images qui établissent un croisement entre sa vie et l’état du monde. De façon sensible souvent douloureuse.
Alors, de la Somalie à Cuba, du Congo en Sierra Leone, de Madagascar au Brésil, Laurence se laisse aller à partager le quotidien d’autres qu’elle ne connaît pas, hésite entre la proximité et la mise à distance pour dire ses engagements et ses passions pour les autres. Elle prend sans cesse le risque qui anime sa pratique de la photographie : visualiser, ou matérialiser, une forme d’invisible.
Au Cambodge, pour son premier travail, celui qui la fit reconnaître, elle avait réussi à nous bouleverser, en nous donnant à voir ces enfants dans un pays qui reste marqué par la période tragique des khmers rouges. Elle l’a fait avec une finesse et une discrétion remarquables. Au Cambodge, toujours, dans les temples, elle a poursuivi son voyage amoureux en s’attachant aux nonnes, vieilles dames ridées, souvent peu considérées auxquelles ellle dit sa tendresse et sa proximité. C’est avec elles qu’elle a abouti sa couleur.
Elle l’a développée, de façon bouleversante dans sa traversée d’un monde africain qui n’existe pas ailleurs que dans son propre parcours. Cette “Afrique” dont elle parle avec émotion est une reconstruction géographique liée à ses déplacements. Elle l’a habitée de la vibration des couleurs qui correspondent à ses moments d’accord profond avec les mondes qu’elle aborde.
Et elle est guidée par une phrase de Jack London qui disait : “J’aspire à un temps où l’homme aura une perspective plus haute que son ventre.”
Nous aussi.
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Giovanna Calvenzi 2003
"En commençant son travail sur l'enfance au Cambodge, Laurence Leblanc se pose une question difficile: Comment ces enfants peuvent-ils vivre avec le poids de la mémoire et les traces quotidiennes des massacres?
Elle choisit de se confronter aux gestes de l'enfance, de comprendre et de reconstruire, à travers la photographie, la réalité de ce pays où l'incompréhension du passé, les cauchemars, les traces de l'horreur sont omniprésents.
Laurence Leblanc ne témoigne pas, elle interprète. Les gestes peuvent être joyeux et les jeux des enfants se chargent, dans ses images, de tension et de souffrance. Son récit crée un monde onirique et douloureux habité par de petits fantômes innocents qui semblent vouloir émerger, se libérer d'un cauchemar."
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